Surtout, ils viennent de perdre un procès effarant pour "injures publiques" :
Le critère de l'absolue nécessité d'un terme, pour juger de sa légalité en matière de presse, n'est-il pas la négation même de la liberté de brocarder, de blâmer, d'écrire, en définitive? La Cour d'appel a-t-elle mesuré l'impact de cette condition, en l'appliquant pour qualifier d'injurieux des propos qui grattaient les oreilles chastes mais qui, dans un contexte sarcastique, n'avaient rien d'attaques malveillantes? Il est évident que cette "jurisprudence Balbir", entendue comme l'obligation faite aux journalistes satiriques de n'employer que des termes nécessaires, aurait des effets dévastateurs si elle faisait florès.
A croire que dans ce pays, il faut s'appeler Eric Raoult pour ouvrir sa gueule impunément. Les Cahiers n'ont pas les appuis et la visibilité d'un Stéphane Guillon : alors, allez les aider, en beuglant bien fort l'hymne officiel du Derry City Football Club.
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