September 14, 2007

des nouvelles, en fatras

Ami lecteur, toi qui es encore fidèle malgré le peu de vitalité de cet endroit, quelques nouvelles parce que mine de rien il s'en passe des choses, et d'autres :


[allez plutôt voir ce film sur Stage6, l'image est bien plus belle malgré un temps de chargement délicat]

  • Sur la blogo, écoute donc Foxface et surtout Anywhen; ca claque l'arrière train à sa mamie.
  • Sur strictement confidentiel, un soir où j'errais dans la meilleure des humeurs que l'on puisse concevoir, je me suis pris à deviser machettes.
  • Sur flyingclubcup, le vidéo-site dédié au second album de Beirut (qui est une merveille, une vraie, une qui vous colle aux oreilles et qu'on repassera un jour, ému, à ses enfants braillards et ingrats), je dis des choses sur The Penalty, un des plus beaux moments de ce dit album



Ami lecteur, je te laisse avec une petite perle, ramené par Doveman. Le new-yorkais a des parents qui vivent à Katmandou. Quand il y va, il enregistre dans leur jardin les weddings bands locales. C'est beau :

Everest Baja Band :: Uho Kali Orali Haru Ma

Il faudra aussi que je vous parle bientôt de CADEX, mon nouveau projet à moi que j'ai (pas de lien pour l'instant, désolé).
Enfin, je me suis remis à pousser des disques y'a pas longtemps à la Mécanique Ondulatoire, un nouveau bar/salle de concert bien sympathiques et extrêmement bien achalandé en alcools divers (rhum arrangé à la Macadamia Nutt Brittle et Lagavulin de 12 ans en tête). On refait ça bientôt, et je te tiens, ami lecteur, naturellement, au courant.

August 06, 2007

Les saules en pleurent encore ...

Déstockage de frissons. Tous les invendus de l'année. Gratuit. A consommer sans modération (et encore, je suis poli)(mais quand même)(et ne venez pas me dire que je m'enflamme, "je" est un incendie).




Les autres vidéos de la Soirée à Emporter sont presque toutes en ligne, avec des textes de votre serviteur sur Sunday Smile (de Beirut), Weeping Willow et le Saturday de Sidi Ali. La meilleure, pas encore. :

Il faut se faire à l’idée que la joie ne dure parfois qu’à peine le temps d’une chanson. Les meilleurs d’entre nous parviennent parfois à l’entretenir toute une nuit, rarement plus longtemps, mais au final elle laisse toujours derrière elle une mélancolie douce qu’on ravive parfois. Avec laquelle il faut vivre ? Non, grâce à laquelle on peut vivre.


(et ouais, je m'autocite moi-même)
Dans la version anglaise, un très beau texte de STG sur Saturday, une contribution de Shake Your Fist (soit les deux meilleurs blogs du monde réunis sur la même page). Et une de l'amie Meg.

Surtout, allez voir les vidéos en divx sur le site plutôt que sur Daily : la qualité de l'image n'a rien à voir.

Je peux dire que je suis pas peu fier d'avoir participé à ça ? Alors je le dis. Et je dis aussi merci au héros caché de la soirée, l'ingénieux sans qui tout aurait merveilleusement foiré.



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June 01, 2007

alors, c'était comment ton concert ?



Parlons peu mais parlons bien : allez donc écouter Kissed Her Little Sister. C'est trop d'la balle de bombe qui tue.

Parlons maintenant de ma dernière obsession du moment à moi que j'ai du moment : comment écrire intelligemment sur un concert ? (Oui, je sais, chacun ses marottes) Après tout, alors que les ventes de disque ne cessent de chuter et que le concert semble devenir l'alpha et l'oméga artistique, financier et professionnel du musicien contemporain, j'ai l'impression qu'il n'existe pas de réel discours sur un concert allant au-delà du simple compte-rendu.

Comment fait-on pour dire autre chose que machin portait un pantalon rose, il avait l'air vachement content d'être là et il a joué telle et telle et telle chanson mais pas telle autre ? Ce ne sont pas les (assez) faibles et (vraiment) trop courts encarts des Inrocks qui vont parvenir à nous dire ce qu'un concert apporte, à nous décrire ce que cette expérience recouvre, les sentiments que cela procure. De la même manière que le name-dropping est un peu le fast-food de la critique musicale, il y a une ribambelle de clichés dans les comptes-rendus de concert qui ont décidément la vie dure.

(en passant, une petite démonstration de l'utilisation du cliché dans un article bien creux dans un grand quotidien qui fait n'importe quoi - tellement n'importe quoi qu'il s'aventure même dans le plagiat pur et simple : comparez donc les excellents textes de Philippe Dumez sur la solitude du téléchargeur de fond avec ça).

Un gars qui le fait très bien (la chronique de concert), c'est notre ancêtre à tous Matthew Perpetua sur son légendaire Fluxblog. Malheureusement, je n'ai pas d'autres bons exemples en tête, mais je suis sûr que ça doit exister et je suis preneur de conseils. Après tout, un bon concert par rapport à un bon disque, c'est un peu comme un Soulages d'origine par rapport à une lithographie : quelque chose dans la façon dont tous les petits reliefs ressortent et dans le rapport tout de suite plus physique à l'oeuvre, à sa matière. Etonnant donc que si peu de monde s'attaque à l'écriture de ces moments là.

Tout ça pour dire que, dévoré par l'ambition de espérant faire quelque chose qui tienne la route et comme je l'ai fait sur ces pages par le passé (notamment avec Cat Power et Loudon Wainwright), j'ai tenté la chose, à mon humble mesure, sur la Blogothèque. Et j'espère que je pourrais en faire une rubrique récurrente. Encore faut-il tomber sur les concerts où il se passe réellement quelque chose (non, je ne vise personne - voir dans les commentaires).

Ca commence par un billet sur le bon Thomas Dybdhal et la renversante Jesse Sykes (je crois bien que je suis content de ce texte), ainsi que par la bouleversante angoisse des amis de The National à la Maroquinerie.

Bon, c'est pas tout ça mais j'ai plein d'autres questions existentielles à explorer (pourquoi les romans américains sont-ils si prenants alors qu'ils sont parfois très mal écrits et inversement pourquoi ces romanciers français au language ciselé qui ne savent pas raconter une histoire ? hein pourquoooi ?), alors je vous laisse avec cette citation extraite de Dr House (Hugh Laurie, je te kiffe) :

"Une maladie qui s'attaque au cerveau, au coeur et aux testicules ? Il doit bien y avoir un poème de Byron là-dessus."


Photo par Lost Bird

May 14, 2007

name-dropping (avec de l'autopromo dedans)


Bon. D'ordinaire, j'aime pas trop parler de musique en faisant du name-dropping. Bien au contraire, je trouve que c'est un peu le parent pauvre de l'écriture musicale. Je préfère de loin ce que fait STG : s'attacher, pour faire court, à l'émotion. La question n'est dès lors plus "comment ça sonne ?" mais "qu'est-ce que ça me fait ?". C'est plus difficile, certes. Plus valorisant, aussi. Mais plus difficile, aussi. Bref, c'est ce que j'essaie de faire, à ma modeste mesure.

Seulement voilà, je me suis livré il y a peu à deux exercices qui contredisent un peu tout ça, car oui, je est une multitude et cette multitude est pleine de contradictions même que je te les balance dans ta face :

D'abord, je viens de découvrir un jeune groupe américain qui s'appelle Ample Branches. Et dans ma petite chronique sur Ample Branches sur la blogo, je mentionne - mine de rien, en passant, looooin de moi l'idée de faire du name-dropping - Alec Ounsworth/Clap Your Hands, Otis Redding et TV on the Radio. Et ouais. Non seulement du name-dropping, mais en plus en grand écart full frontal à la JCVD.

Toujours sur la blogo, je suis bien content de mon texte sur Ola Podrida (et puis bon, soyons clairs, puisqu'on est entre nous, Ola Podrida ca défonce grave sa maman). Justement, pas de name dropping mais bien une description de ce que je ressens à l'écoute de "Run off The Road" ("C’est contre des immeubles en béton et sur de l’asphalte urbain que se réverbèrent ces complaintes. Le chant vient du Texas mais via Brooklyn, ce qui est loin d’être anodin : il dit les immensités désertiques, les paysages qui s’ouvrent vers l’horizon inatteignable, mais il les dit avec la distance des réfugiés, l’éloignement des souvenirs, la nostalgie des émigrés." Même que ouais quand je me relis, je m'aime au moins un peu). Seulement, voilà, le monsieur nous parle ensuite de morceaux qu'il aime (Bedhead, Randy Newman, le mystérieux Songs of Green Pheasant surtout) et 1. il en parle bien et 2. je dois bien convenir que ca apporte quelque chose. Malgré toute l'estime que je porte à leur musique, les filles d'Amiina sont moins passionnantes, mais leur sélection (Hanne Hukkelberg, Psapp) éclaire également assez bien leur production.

Voilà.
C'est dit. Et même écrit.

En parlant d'écrit (attention >> transition), après avoir lu la prose de mon ami Franswa (sur Strictement Confidentiel, un blog/site qu'il est vachement bien et que si j'étais courageux pour de vrai, je leur proposerais des textes mais non, je préfère me cacher derrière mes écrits sur la musique) sur "Asthmes", le premier roman de Sophie Maurer (que je connais un peu de vue, ce qui est logique vu que Franswa la connaît), j'ai lu "Asthmes", le premier roman de Sophie Maurer. Et j'ai pris une grosse claque. De la littérature conçue comme une entreprise d'orfèvrerie. J'y vois quelques limites agaçantes, notamment une volonté peut-être trop marquée de vouloir expliquer le monde (le décrire, c'est déjà bien, non ?), mais je suis un pinailleur et ... bref. Elle écrit, en plus dans le passage qui traite (au moins un peu) du militantisme :
"Lui même, il lui avait fallu du temps pour comprendre que la force de l'adversaire et le nombre ne sont rien, et que seule compte la distance entre l'ordre des choses et sa contre-proposition."
Et cette phrase me gêne. Mais c'est une goutte d'eau dans la mer, ce n'est presque rien, je ne sais même pas pourquoi je fais cette fixette dessus. C'est une simple petite maladresse de premier roman. Je devrais plutôt vous parler des mots si beaux qu'elle colle sur la douleur de l'enfance, par exemple, ou sur le déracinement de ceux qui sont loin de chez eux. Je dois être con, ou idiot, ou un peu des deux.

Soyons clair : Ce texte est en toute simplicité incroyablement supérieur à la majeure partie des bouses que l'édition française nous inflige à longueur d'année. Si vous ne deviez acheter qu'un seul roman français sorti cette année, celui-ci devrait au minimum être sur la liste des nominés.

Pour revenir au début de ce billet et boucler la boucle en refaisant du name-dropping, je situe ce très beau texte entre Echenoz, les premiers Mauvignier (ceux d'avant l'indigeste tentative de nous restituer le Heysel) et ... quelque chose qui rappelle, dans ce talent pour détourner la langue vers de meilleurs lendemains, un "Méridien de Sang" allergique au western et transplanté dans le métro parisien. Quoi, je fais encore le grand écart ? Ben ouais, mais je suis souple et svelte, moi.

Moralité, le name-dropping, je sais pas très bien si c'est juste de la paresse intellectuelle ou autre chose, mais c'est quand même bien pratique. (et non, l'image ci-dessus n'a rien à voir avec rien, mais c'est Bruce Springsteen... oups, i did it again).

May 07, 2007

[Mix#10] So Much Trouble



So Much Trouble (fichier .rar, 66.8 Mo)

01. Frederick Knight :: Trouble
[from The Complete Stax-Volt - Volume 3]

02. Ann Peebles :: Trouble, Heartaches & Sadness
[from Shaolin Soul I]

03. Cat Power :: No Sense
[from Moon Pix]

04. Centro-Matic :: In Such Crooked Times
[from Fort Recovery]

05. Georges Delerue :: La fête triste
[from Le Mépris Et Autre Films]

06. Bright Eyes :: No One Would Riot For Less
[from Cassadaga]

07. Bishop Allen :: Things Are What You Make Of Them
[from Charm School]

08. Dntel :: Suddenly Is Sooner Than You Think
[from Life Is Full Of Possibilities]

09. Dios (Malos) :: You Make Me Feel Uncomfortable
[from Dios]

10. Apostle of Hustle :: National Anthem of Nowhere
[from National Anthem Of Nowhere]

11. Frank Sinatra :: Leaving On a Jet Plane
[from Sinatra & Company]

12. dEUS :: Include Me Out
[from Pocket Revolution]

13. Billie Holiday & Lester Young :: I'll Never Be The Same
[from A Musical Romance]

14. Elliot Smith :: A Distorted Reality Is Now A Necessity To Be Free
[from From A Basement On A Hill]

Picture by Meg

April 23, 2007

une conversation déprimante

Ici, on trouve des compilations.

Etant donné l'actualité électorale, j'étais en train de préparer un petit quelque chose. Et puis, ce matin, j'en ai discuté avec une amie américaine installée dans notre belle contrée ... qui me répond :
"Songs about fear? Actually, i have quite a few that might be good for you. I have a lot of that shit on my laptop : Woodie Guthrie, Steve Earl, Billy Bragg... It's funny : this is the kind of thing we used to do out of despair in the US. It didn't work. So yes, i have many ineffective protest songs to share with you"
J'ai le moral dans les chaussettes.



April 18, 2007

[mix#9] The Good Life


The Good Life [fichier zip, 53,2Mo]

01. Hauschka :: La Dilettante
[from Room To Expand]

On pensait que tout était dit en matière d'electronica un peu ambient. Et puis débarque Hauschka et ses compositions imprégnées d'un classicisme sobre mais renversant, qui n'est pas sans rappeler le grand Murcof ou son compagnon de label Max Richter.

02. Egberto Gismondi :: Adagio
[from Egberto Gismondi]

C'est sur les conseils de Jamais Pareil, expert es musique brésilienne de la Blogothèque, que j'ai découvert ce brésilien au carrefour du jazz, du folklore brésilien et du classique contemporain.

03. El-P :: Flyentology (Cassettes Won't Listen remix)
[not from I'll Sleep When You're Dead]

Le nouvel album d'El-P est une bombinette. Ce qu'il a fait de mieux depuis... toujours ? Ce flyentology bénéficie de la puissance de Trent Reznor et du sens de la cosmétique - pardon, du remix - des Cassettes Won't Listen. Peut-être la première fois qu'El-P me donne envie de brûler le bitume et non pas de me frotter la tête par terre.

04. Busdriver :: Dream Catcher's Mitt
[from RoadKillOvercoat]

L'autre tuerie hip-hop de ce début 2007. Ca y est, Busdriver crève enfin l'écran et confirme toutes les promesses que l'on voyait en lui, avec un album pas si différent que ça de celui d'El-P : plein de contre-sens , d'humour, de variété, de prises de risque insensées, de bonds en arrière et de plongées en avant. Un grand grand album, qui se conclut sur ce morceau presque folk.

05. Amy Winehouse :: Rehab (Remix feat. Pharaoh Monch)
[from Spine Magazine]

Les remixs de Rehab prolifèrent sur la toile. Ce que celui-ci a que les autres n'ont pas : la présence trop rare du survolté/surdoué Pharaoh Monch, qui pose ici sur le son retro-soul de Miss Amy, pour un rendu beaucoup plus funky et moins oppressant que ses apparitions habituelles. N'empêche que Organized Confusion me manque.

06. The Famous Jug Band :: Can't Stop Thinking About It
[from Sunshine Possibilities]

Bond en arrière. A découvrir ici ou là.

07. Destroyer :: Painters in your pocket
[from Destroyer's Rubies]

Je n'ai jamais accroché à la musique de Destroyer, malgré les efforts répétés de certains. Jusqu'à ce que j'entende cette fabuleuse intro. Son "A dire reminder of the time when I was blinded by the sun" secoue bien des choses en moi.

08. Get Him Eat Him :: 2x2
[from Arms Down]

Du college rock, assez classique dans sa facture, avec l'emploi judicieux et punchy d'un savoureux petit vocoder. Les autres morceaux que j'ai pu entendre sont plus pauvres, mais celui-là apporte ce qu'il faut d'énergie, d'insouciance et de fraicheur.

09. Jim Guthrie :: Nighttime/Anytime (It's Alright)
[from Believer Magazine]

Où comment une chanson a priori quelconque d'un combo de punk-rock pas très affuté (les Constantines) devient une chanson superbe. Bravo Mister Guthrie pour ce tour de force. Une bien belle incantation, sertie dans un écrin de violon lancinant et de guitare à la rage contenue, maitrisée.

10. My Latest Novel :: The Reputation Of Ross Francis
[from Wolves]

J'aimerais bien trouver d'autres qualificatifs pour eux que celui d'Arcade Fire écossais, que tout le monde utilise, mais c'est exactement ça : la pop chantonnée de Belle & Sebastian plongée dans le chaudron des canadiens.

11. The Snake The Cross The Crown :: The Great American Smokeout
[from Cotton Teeth]

Je n'en dis pas plus que ce que j'ai déjà dit sur la Blogo.

12. Dean & Britta :: Since I Lay My Burden Down
[from Words You Used To Say EP]

Merci Thanu pour cette belle chanson.

March 27, 2007

[mix#8] Dance me to the end of loveeverything




Dance me to the end of everything (fichier rar, 81,9Mo)

01. The Polyphonic Spree :: Wig In A Box
[unreleased]

02. Architecture In Helsinki :: It'5!
[from In Case We Die]

03. I'm From Barcelona :: We're From Barcelona
[from Let Me Introduce My Friends]

Attention, I'm From Barcelona peut sembler vain sur disque mais ça tabasse sérieusement en concert, quelque part entre le groupe de punk avec des majorettes et le cours d'aérobic ultra-vitaminée.

04. Voxtrot :: The Start Of Something
[from Raised By Wolves EP]

L'album de Voxtrot est vraiment très très décevant par rapport aux EPs (et surtout par rapport à ce que fait Sparrow House en solo mais c'est un autre sujet).

05. Half-Handed Cloud :: I Got A Letter
[from What's the Remedy? - EP]

Dites merci au flair de Chryde pour Hald-Handed Cloud.

06. Of Montreal :: Penelope
[from Coquelicot Asleep In The Poppies : A Variety of Whimsical Verse]

Of Montreal c'était déjà bien tout au début en 2001.

07. Gnarls Barkley :: Smiley Faces
[from St. Elsewhere]

Le tube de Gnarls Barkley, je ne comprends toujours pas que ce soit Crazy et pas ce Smiley Faces.

08. The Spinto Band :: Oh Mandy
[from Nice and Nicely Done]

09. PacoVolume :: Cookie Machine
[from Les Inrocks CQFD]

PacoVolume a écouté Pulp, beaucoup, et les Beatles aussi et plein d'autres groupes biens - PacoVolume c'est sacrément bien, merde.

10. Clap Your Hands Say Yeah! :: The Skin Of My Yellow Country Teeth
[from Clap Your Hands Say Yeah!]

On n'est clairement pas obligé d'aimer Clap Your Hands et sa voix nasillarde bien naze, mais ce morceau, misère de misère, c'est fou ce qu'il peut me faire faire...

11. Mates Of State :: For The Actor
[from Bring It Back]

12. Cloud Cult :: Please Remain Calm
[from The Meaning of 8]

13. The New Pornographers :: Twin Cinema
[from Twin Cinema]

14. The Undertones :: Teenage Kicks
[from The Undertones]

On en a trop dit sur cette chanson. Si on l'écoutait juste ?

15. Irving :: Death in the garden, Blood on the flowers
[from Death in the garden, Blood on the flowers]

16. Gruff Rhys :: Pwdin Wy
[from Yr Atal Genhedlaeth]

Gruff Rhys chante en gallois, si vous vous posez la question.

17. Spoon :: Sister Jack
[from Gimme Fiction]

Spoon annonce un nouvel album pour cette année (comment expliquer le scandale absolu du succès planétaire de Weezer alors que Spoon demeure confidentiel ?).

18. Iggy Pop & The Stooges :: Search and Destroy
[from Raw Power]

Iggy, c'était mieux avant.

19. Blur :: We've Got A File On You
[from Think Tank]

On peut sonner rock en utilisant des flûtes marocaines sur des guitares, la preuve par Blur.

March 19, 2007

The National


Le merveilleux Concert à Emporter de The National est en ligne. Au programme, "Start A War" & "Ada".

Boxer, le nouvel album de The National, sort en Europe le 22 mai, avec en guests de luxe Marla Hansen, Doveman et surtout Sufjan Stevens himself. Ils seront en concert le 22 mai à l'Astoria de Londres et le 23 à la Maroquinerie.

Vincent Moon, l'homme qui réalise les Concerts à Emporter, sortira ensuite un documentaire sur le groupe.

Pour patienter, Matt Berninger est en interview chez Pitchfork. En toute modestie, vous pouvez également relire ce que j'en disais ici et là.

* *
*

Edit 24/03 : "Fake Empire", le premier extrait de Boxer, est enfin disponible. Mes impressions - en long, en large, en travers et en technicolor - sont sur la Blogothèque (court résumé pour les flemmards : ce morceau est une merveille), avec plein de petits liens à explorer.

March 14, 2007

à emporter


Bon, moi je vous ai rien dit hein, mais voilà, lundi matin vers là-bas, il se pourrait bien que ...

February 28, 2007

[mix#6] Blow Me (Away)


Une nouvelle compilation pour saluer les amis qui viennent à point. Sonnez trompettes et résonnez clairons !

Blow Me (Away) [zip file - 81,5Mo]

01. The Matthew Herbert Big Band :: Turning Pages
[from Goodbye Swingtime]

02. Miles Davis :: Bag's Groove (take 2)
[from Bags Groove]

03. A Whisper In The Noise :: Somewhere On An October Night
[from Through The Ides Of March]

04. Bob Brady & The Con Chords :: Everybody's Going To The Love-In
[from Kent's Cellar Of Soul]

05. Dizzy Gillespie :: Bang Bang
[from Talkin' Verve]

06. Dámasco Pérez Prado :: Que Rico El Mambo
[from The Motorcycle Diaries OST]

07. Joe Bataan :: It's A Good Feeling (Riot)
[from Riot!]

08. Earl Grant :: House Of Bamboo
[from Singin' & Swingin' : The Best Of Earl Grant]

09. Donovan :: Get Thy Bearings
[from The Hurdy Gurdy Man]

10. Calexico :: Crystal Frontier (Widescreen Version)
[from Even My Sure Things Fall Through]

11. Dee Dee Warwick :: We're Doing Fine
[from Collection]

12. Dusty Springfield :: Love Power
[from Dusty In London]

13. Jens Lekman :: You Are The Light
[from You Are The Light EP]

14. Beirut :: Postcards From Italy
[from The Gulag Orkestar]

15. Herman Düne :: I Wish That I Could See You Soon
[from Giant]

16. Love :: Alone Again Or
[from Forever Changes]

February 21, 2007

[Mix#5] Acoustic Ladyland

Une petite compilation acoustique, à base de complaintes à chanter au coin du feu.

Curieusement (ou pas), pas mal de reprises : le "Warm & Tender Love" est de Percy Sledge, le "Yard Of Blonde Girls" de Jeff Buckley mais je crois qu'il l'a repris de quelqu'un d'autre ; tout le monde sait que Cat Power excelle particulièrement dans ses reprises : "Remember Me" est d'Otis Redding ; "Three Little Birds" est de Bob Marley, "Boys Don't Cry" des Cure et "In My Life" des ... Beatles, évidemment. Et enfin, "What's Next To The Moon" est à l'origine une chanson d'AC/DC.

Une question fondamentale (et nuancée) pour finir : est-ce que "Thirteen" est la plus belle ballade du monde ?



Acoustic Ladyland [105,4 Mo - zip file]

Pour acheter les albums :

01. Caitlin Cary & Thad Cockrell - Warm & Tender Love
[from Begonias]

02. Cynthia G. Mason :: Like A Lifer Out For Good
[from Quitter's Claim]

03. Blanket :: All Love Is Dead
[from ...]

04. Big Star :: Thirteen
[from #1 Record]

05. Micah P. Hinson :: Yard Of Blonde Girls
[from Dream Brother]

06. Peter & The Wolf :: The Apple Tree
[from Lightness]

07. Band Of Horses :: St. Augustine
[from Everything All The Time]

08. Ray LaMontagne :: Empty
[from Til The Sun Turns Black]

09. Danny George Wilson :: Somewhere Else Instead
[from The Famous Mad Mile]

10. Benjamin Gibbard & Andrew Keeny :: You Remind Me Of Home
[from Home, vol. 5]

11. Cat Power :: Remember Me
[from Emusic Session EP]

12. 13Ghosts :: Three Little Birds
[from Cicada]

13. Damien Jurado :: Ohio
[from Rehearsals For Departure]

14. Fionn Reagan :: Put A Penny In The Slot
[from The End Of History]

15. Grant Lee Phillips :: Boys Dont Cry
[from Nineteeneighties]

16. Hobotalk :: It Might Not Be Too Late
[from Notes On Sunset - Acoustic Sessions]

17. Jake Ziah :: Silver Seed
[from These Days Do You No Justice]

18. Judy Collins :: In My Life
[from In My Life]

19. Sibylle Baier :: Tonight
[from Colour Green]

20. Inlets :: Decks Up & Above
[from Vestibule EP]

21. Iron & Wine :: Sodom, South Georgia
[from Our Endless Numbered Days]

22. Mark McAdam :: Driftwood
[from Boy Wonder]

23. Mark Kozelek :: What's Next To The Moon
[from What's Next To The Moon]

24. Karen Dalton :: In The Evening (It's so hard to tell who's going to love you the best)
[from It's so hard to tell who's going to love you the best]

February 09, 2007

Chris Garneau


La Blogothèque organise un concert impromptu de Chris Garneau mardi soir.
Chris Garneau, La Blogo et STG en ont déjà parlé.

January 24, 2007

Une journée de merde

St-Sebastien Froissard -> Quai de la Rapée -> Pernety -> St-Sebastien Froissard -> Quai de la Rapée -> Rue St Maur -> Jaurès -> Quai de la Rapée -> Villiers sur Marne -> Quai de la Rapée -> Jaurès -> Lamarck -> St-Sebastien Froissard



Java :: Métro
[from Hawaï]

Java a produit en 2006 l'excellent album de Winston McAnuff et annonce pour 2007 son troisième album.

January 22, 2007

Ikea et les garçons de poussière

Putain de journée. 9h - 20h. J'ai maintenant une flamboyante cuisine Ikea. Reste plus qu'à la monter. Beaucoup pensé à des scènes de massacre aveugle, façon Columbine, pendant que mes pieds se faisaient piétiner et mes cotes enfoncer par une horde d'impudents ayant décidé de consacrer leur repos dominical à ralentir considérablement le processus d'acquisition de ma sus-citée cuisine.

Parfois, la vie, c'est dure.



Tyler Durden :: This Is Your Life
The Dust Brothers :: Jack's Smirking Revenge
The Dust Brothers :: Marla
[from Fight Club OST]

Rappelons que les Dust Brothers ont produit, entre autres choses, deux bombes majeures des années 90 : le "Paul's Boutique" des Beastie Boys et le chef d'oeuvre de Beck, "Odelay". Précurseurs, ils étaient même en 1990 avant tout le monde puisque "Paul's Boutique" est paru en 1989. Et donc les responsables de cette bande-son obsédante, hypnotique, parfois malsaine et parfois brutale, qui colle parfaitement au (déjà vieux ...) Fight Club de David Fincher. Avec le "This is your life" qui fut - avec le Where is my mind des Pixies - le morceau phare de cette fresque sonore. Et avec le plus intriguant "Marla", schizophrène, aussi soyeux que dangereux.

January 18, 2007

En 2007

En 2007, j'écris sur la Blogothèque. J'y cause de Rock Plaza Central et du prochain album de The Bees.

En 2007, je ne ferme pas l'ORTF, ou en tout cas pas totalement. Je prépare notamment un mix spécial cuivres, dispo ici sous peu. Et puis, après avoir découvert ceci (et l'intermittent mais excellent blog sur la bd qui va avec par la même occasion), une autre idée de mix a germé dans ma tête : quelque chose qui aurait un rapport à l'enfance. On en reparle bientôt.

En 2007, je suis abonné aux Inrocks et j'ai donc la chance de pouvoir de mes yeux lire Carla Bruni. Qui déclare : "No promises, parce que c'est un album qui n'a pas la prétention de tenir les promesses du premier - qui d'ailleurs n'en faisait pas" ... Vaut mieux pouvoir lire ça qu'être aveugle, mais tout juste.

A écouter par ailleurs :
- le mix Blues, Tears & Sorrow de Funky16Corners
- la radio Africa compilée par les forumistes des CDF
- un nouveau morceau (et un nouvel album) de Macromantics, dont on a déjà causé ici.


December 29, 2006

En 2006 ...


En 2006, j'ai découvert avec retard The National, à la faveur d'un concert renversant à la Guinguette Pirate en décembre 2005. Concert à la suite duquel je n'ai quasiment écouté que "Alligator" et "Cherry Tree" pendant plusieurs mois. Un groupe majeur, pour moi, et dont j'attends beaucoup en 2007, avec un nouvel album annoncé pour le printemps.

En 2006, j'ai vraiment beaucoup écouté le "Gulag Orkestar" de Beirut et "The Letting Go" de Bonnie Prince Billy. J'ai constaté avec bonheur que la redécouverte de Candy Staton n'était pas qu'un feu de paille. J'ai été sauvé du désert rapologique US par Ghostface Killa et son "Fishscale" et par le confus mais prenant "Game Theory" des Roots. Pendant ce temps, Rocé, Abd Al Malik et Oxmo ont su me montrer que le rap français n'était pas mort.

En 2006, j'ai été déçu par le retour tant attendu de Sparklehorse, son album à court d'idées et sa prestation scénique palichonne. Déçu aussi par Dybdhal qui n'a pas su rester à la hauteur de son "One Day You'll Dance For Me New York City". Décu par le dernier Outkast, aussi. En 2006, je n'ai pas compris l'intérêt qu'on pouvait trouver à Lilly Allen. Ni au deuxième album de Clipse, d'ailleurs.

En 2006, j'ai vu M Ward au Point Ephémère et Cat Power au Grand Rex.

En 2006, j'ai eu 30 ans.

En 2006, Arthur Lee, Wilson Pickett, James Brown, Jay Dee, Lou Rawls, Desmond Dekker, Billy Preston, Ali Farka Touré, Ruth Brown et Ahmet Ertegun nous ont quitté. Entres autres.

En 2006, The Number One Songs In Heaven, Spoilt Victorian Child, David F, la Cadillac et Gunther Likes French Fries ont mis la clé sous le paillasson. Entres autres.

En 2006, ce blog a tourné au ralenti (doux euphémisme). Comme il me faut trouver de nouveaux moyens d'avancer et que tenir ce carnet de routes seul est désormais au dessus de mes forces et de mes disponibilités, je rejoins donc un autre projet, et pas n'importe lequel... A compter de la semaine prochaine, j'écrirais donc pour la Blogothèque. J'espère vous retrouver là-bas.

J'oubliais l'essentiel : en 2006, j'ai écouté au moins une chanson que j'écouterais encore dans 10 ans. "The Greatest" est le titre qui ouvre l'excellent mais inégal album du même nom de la sublime Cat Power.

Farewell, dear readers. Que la route vous soit belle.
Et à très bientôt sous d'autres cieux, j'espère

December 22, 2006

[Mix#4] I Can't Take The World


Pour vous, amis, lecteurs, afficionados, fans de la première heure, acolytes et autres zélotes, voici un mix dont l'ossature de base reprend une compilation faite à ma chère et tendre et que j'ai réutilisé dans le cadre du dernier Blogomix organisé par la Blogothèque.

Pas forcément très originale (erf, Sparklehorse, Damian Rice, Radiohead & Elliot Smith...), mais un retour sur de belles petites choses qui datent un peu ; presque un best of 2005 à la limite. Assez construite en tout cas. J'ai essayé de prêter une attention toute particulière aux transitions, à la façon dont les chansons se répondent les unes aux autres.
Et une intro dont je ne suis pas peu fier, tirée d'un vinyl d'éducation sesssssuelle américain des années 50.

C'est mon cadeau de Noël.

I Can't Take The World [82,4 Mo]
Covers : back, front

Tracklisting
01. Sparklehorse - "Comfort Me"
02. A Whisper In The Noise - "Silence"
03. Apostle of Hustle - "Sleepwalking Ballad"
04. Idaho - "Bass Crawl"
05. Modest Mouse - "World at Large"
06. Bright Eyes - "I'll be Your Friend"
07. Elliot Smith - "A Fond Farewell"
08. Devendra Banhart - "At The Hop"
09. The Frames - "Lay Me Down"
10. Damian Rice - "Volcano"
11. Radiohead - "There There"
12. Shearwater - "Not Tonight"
13. Ed Harcourt - "Something To Live For"
14. Haywood - "Mermaid (Demo)"
15. Marianne Faithful - "Kissin Time"
16. Ben Lee - "Float On"
17. März - "The River"

Amusez-vous bien.

December 07, 2006

Les Kamikazes de Mars


Pas le temps d'écrire, malheureusement, mais quelques belles chansons à faire partager. Trève de bavardage, donc.

Kamikaze Hearts :: No One Called You A Failure
[from Oneida Road]

Jocari :: Love Is An Animal of The Farm
[from Intimacy Ruins]

März :: The River
[from Wir Sind Hier]

November 23, 2006

Sidi Ali

J'ai déjà commis la chose sur Parisist, mais j'en remets une couche ici. Sidi Ali est en concert !


Disclaimer : Sidi Ali est un ami.

Il y a des dimanches soirs qu'on passe, engoncé dans un vieux caleçon et sous la couette, en regardant Urgences et en revassant du Dr. Green. D'autres qu'on consacre aux visites espacées à une parentèle plus ou moins proche. Certains qui ne sont sauvés que par la grâce d'un bon film miraculeusement trouvé au vidéoclub du coin. Tout étant bon pour éloigner de nos pensées la redoutable perspective du lundi matin et de la semaine de boulot qui redémarre.

Pourtant, un autre monde est possible. Une alternative existe et Parisist l'a rencontrée. Ce dimanche, on pourrait par exemple aller au Baiser Salé pour y constater - en vrac et dans le désordre - que le Velvet a bien été un groupe fondamental, qu'un bon concert devrait être remboursé par la sécu, qu'on peut tomber amoureux d'une fille parce qu'elle est ivre, que les samedis sont parfois pires que les dimanches, et que la grâce d'une pop-song finement ouvragée peut parfois dire l'indicible.

Ce dimanche, Sidi Ali sera donc au Baiser Salé. Pour vous faire une idée, c'est par ici et par là. Pour réserver vos places en préventes et pour plus d'informations, c'est par là.

Sidi Ali, c'est bon pour la santé.

***

Ailleurs, Sidi Ali contribue depuis peu à la Blogothèque et exhume le fils caché de Mark Linkous et de Nick Cave, pendant que Chryde a enfin reçu le CD du très touchant Sparrow House dont il nous parlait tantôt.

Chez StG, il est urgent - malgré un texte pour une fois assez dispensable - d'aller écouter cette renversante reprise de Percy "i'm the most overrated soul singer ever" Sledge.

The B Side dit au revoir à Mrs. Ruth Brown (farewell, lady...) et offre un cours de rattrapage si - par le plus grand des hasards - Aretha vous intéresse.

Enfin, je vous recommande tous les derniers posts de Thanu. Tous.

November 22, 2006

30


Dans très exactement 8 jours, ce blog - conçu à l'origine comme un éphémère passe-temps en période de placardisation - aura 2 ans. Aujourd'hui, pour ma part, j'en ai 30.

Ami(e)s, merci pour vos attentions. Je ne peux pas mieux le dire que vous, ce sentiment mitigé d'accéder à une étape déterminante, pleine de potentialités excitantes, et d'avoir perdu quelque chose de fondamental.

"Putain, 30 ans. Enfin bon. Tous mes voeux de bonheur..."


"Gros batard de trentenaire, plus on est de vieux, plus on voit qu'on vieillit. Et finalement,c'est pas plus mal, plus besoin d'être cool ! Remarque qu'à cet âge là, John Fante ou Raymond Carver n'avaient rien écrit..."


"Alors bien sûr, je comprends bien que par 'accomplissement' tu vises ce que les autres gens, ceux qui ne nous aiment pas (et qui d'ailleurs ne nous connaissent pas) pourraient apprécier comme objectivement neuf. Un roman, une carrière, quelque chose d'existant et d'objectif.

Ca n'existe pas.

Ce dont tu parles, c'est l'aspiration avec laquelle nous sommes nés, vers l'âge de 10 ans, à être Michael Curtiz ou Robert Penn Warren ou Ludwig Van, celle qui nous a poussés au travers de nos études, de notre adolescence, vers ce foutu âge adulte où tout d'un coup, l'ascendance ininterrompue depuis toujours semble pourtant commencer à s'incliner, voire à décliner, où l'on s'ancre dans des choses réelles et où le pragmatisme s'instille au milieu des rêves.

Et pourtant. Tout est ouvert encore, ami. Je crois sincèrement que trente ans, compte tenu l'augmentation de la longévité moyenne, c'est le nouveau vingt-cinq. On en reparlera quand on arrivera à quarante, qui sera - bien entendu - le nouveau trente-cinq..."

M.


Cat Stevens :: The Boy with a Moon & Star on his Head
[from Catch Bull At Four]

Crowded House :: Weather With You
[from Woodface]

November 12, 2006

In Paris

Debout, à l'avant de la scène, devant un public qui s'est unanimement levé, elle raconte l'histoire du baby-sitter de son enfance qu'elle redécouvre, à l'âge de 12 ans, pris en photographie dans Vogue, tenant la main de Grace Jones, la légende disant "In Paris". Comment elle utilisa ensuite l'argent de poche que lui donnait sa grand-mère pour acheter une broche "Paris" en toc avec de fausses perles en plastique.

20 ans plus tard, Chan Marshall vient de triompher sur la scène du Grand Rex. Triomphé des distances, triomphé de la ville lumière, à genoux devant elle. Triomphé d'elle même, qui fut longtemps - physiquement comme mentalement - incapable d'incarner sur scène les multiples promesses que l'on devinait sur ses albums successifs. La faute à une dépression chronique, à une peur viscérale de la scène et aux seuls remèdes qu'elle avait pu trouver pour y faire face.

Une question de distance, sans doute. Pour la première fois, Cat Power apparait entouré d'un large groupe, et non plus seule - ou quasiment - devant un public scrutateur. Les 11 musiciens qui l'accompagnent sont tout autant là pour donner une ampleur nouvelle à ses chansons que pour lui fournir un cocon protecteur. On y reconnait d'ailleurs vite une figure maternelle, une choriste noire aux formes plus que généreuses et à l'organe puissant, et son alter ego paternel, un guitariste grisonnant aux larges épaules et au sourire rassurant.

Mais alors, Cat Power, noyée dans tout ça ? Moins immédiate ? Moins touchante ? On pourrait presque craindre l'artifice américain dans toute sa splendeur, la machinerie parfaitement efficace qui gomme les altérités et offre un vissage professionnel mais lisse. Il apparait bien vite que ce n'est pas le cas. D'abord parce qu'elle s'abandonne totalement et virevolte avec une grâce toute particulière au milieu de ce Memphis Rythm Band. Avec humour, avec un jeu de scène aussi étrange que touchant, presque schizophrène. Empruntant tour à tour à la petite fille, à la femme voluptueuse, aux déhanchés des clips de r&b, aux pas de danse des cheerleaders et même aux danses de saloon. Ensuite parce qu'elle fait le choix de chanter seule sur scène et de se confronter une fois de plus au regard des autres, à son angoisse fondamentale. Avec courage, avec une dose de dérision, avec de plus en plus de nervosité. Les démons ne partent jamais bien loin, et au bout de quelques chansons Ms. Chan n'est sauvée d'elle-même que par le retour opportun de ses musiciens.


Reste qu'entre temps, la jeune femme un peu étrange qui tournoyait au milieu des cuivres et des violons s'est assise pour nous montrer son âme. En nous livrant son renversant "I Don't Blame You" et en nous réinterprétant au passage le "Remember Me" du grand Otis Redding. Si dans le premier registre, sa voix unique fait déjà des merveilles. Dans le second, ce mélange d'éraflures et de soleil, cette rauque chaleur recouverte d'un voile, nous emmène directement vers l'extase.

Elle finira en distribuant des fleurs au public, chantant à tue-tête des gospels a capella pendant que ses musiciens harmonisent et que le public bat la mesure. Saluant l'artiste, applaudissant sa liberté nouvelle. You are free, and we'll remember you.

Cat Power :: Remember Me
[from eMusic EP]

November 02, 2006

Face aux ténèbres

Il y a un livre qui m'a (peut-être ? probablement ? vraisemblablement ? qui sait ?) sauvé la vie. L'expression peut paraître galvaudée, certes. Disons en tout cas que ce livre m'a fait prendre conscience du fait que la voie sur laquelle j'étais engagé pouvait avoir une issue fatale. En y réfléchissant bien, d'ailleurs, ce n'est peut-être pas tant le livre dans sa totalité qu'une de ses phrases, que j'ai encore trop de pudeur pour reproduire ici.

C'était il y a plusieurs années, au coeur de l'hiver. Ce livre s'appelle "Face aux ténèbres". Son auteur, William Styron, y explore sa propre dépression. Il est plus connu pour les deux best-sellers que sont "Les confessions de Nat Turner" et "Le choix de Sophie" (je n'ai jamais lu ni l'un ni l'autre). Il est mort hier à l'âge de 81 ans, et j'ai l'impression d'avoir perdu un ami bienveillant.

En musique, pour cet ami bienveillant, une petite sélection faites de lucioles, de petites lumières aventureuses, qui surgissent même dans les recoins les plus sombres de nos âmes.

Phil Upchurch & Tennyson Stephens :: Tell Me Something Good
[from Upchurch & Tennyson]

Edwin Starr :: Didn't It Feel Good To Be Free ?
[from Hell Up In Harlem]

The Valentinos :: I'll Make It Alright
[introuvable - se pencher sur SAR's Record Story en guise de palliatif]

Spoon :: The Way We Get By
[from Kill The Moonlight]

South San Gabriel :: The Dark Of Garage
[from The Carlton Chronicles]

Lionshare :: Dark & Diamonds
[from Outside of Town]

Jim White :: The Road That Leads To Heaven
[from Wrong-Eyed Jesus]

October 28, 2006

De la couleur dans ta douleur

Anthony & The Johnsons :: Fistful of Love
[from I Am A Bird Now]

Déjà vu un homme se fissurer en un instant, ou presque ? Voir la félure, que l'on peut croire passagère ou anecdotique ou simplement supportable, prendre une ampleur inconsidérée, dangereuse ? Avoir subitement peur qu'il ne se brise ? Et ne pas savoir que faire, ne pas avoir de prise sur cette douleur là. La comprendre sans la toucher du doigt, sans pouvoir l'éloigner. N'avoir ni mots, ni regards suffisants pour l'atténuer ? Juste une paire de bras, ballants, inutiles, tant que l'autre ne se laissera pas, de son propre gré, bercer jusqu'à une hypothétique accalmie. Et quelques chansons, aussi.
Il faut parfois laisser l'autre sombrer pour qu'il puisse renaître. Pas évident.

The Notwist :: Consequence
[from Neon Golden]

J'ai longtemps cherché une chanson qui pourrait faire écho au "You Are Everything" de Marvin Gaye et Diana Ross. Une déclinaison plus actuelle, un prolongement, un écho. Un chant qui dise "je t'aime" avec au moins autant de force et peut-être un peu plus de retenue. Et tout ce temps, je l'avais juste là sous la main, dans l'anglais alambiqué des teutons de The Notwist. The color, the movement and the spin.

October 13, 2006

National Candy


Candy Staton :: I'll Sing A Love Song To You
[from His Hands]

Presque beau à crever. On se contentera de danser - seul ou à deux, en étreignant très fort une femme ou une bouteille - glissant sans attache sur un parquet délabré dans une vieille baraque qui croûle de partout mais dont les murs sont les plus protecteurs qu'on ait jamais connu. En se disant qu'on a pas forcément atteint la vie d'un grand poète, d'un Garcia Marquez, mais qu'on sait parfois dénicher la poésie là où elle se trouve. Qu'on sait trouver l'ivresse. Ranimer l'envie. Plonger dans le triste et le fantasque. Là, dans les petits riens qui nous entourent.

The National :: The Geese Of Beverly Road
[from Alligator]

J'ai soif. Soif de bière, soif de ma femme, soif de pognon et de justice, de confort et d'égalité, de ne pas compter et d'être responsable, de chaleur et d'aventure, des autres et des miens, de ma tribu et de ma solitude. Soif de mes propres contradictions. Et puis, à 01:29, tout est résolu. Par la grâce d'une basse qui vient soutenir les arpèges fuyants, qui complète cette voix qui s'incarne dans ma chair, qui réconcilie. Qui élève, soulève et qui gonfle les voiles. "We're the heirs to the glimmering world".

September 29, 2006

Aretha et Beirut

Deux indispensables :

StG présente un des inédits qui accompagnera la sortie européenne (chez 4AD) de "Gulag Orkestar", le fabuleux, jouissif, renversant premier album de Beirut. Où quand les brooklynites branchés se mettent à la musique klezmer ... Pour mémoire, Beirut était déjà apparu à la surface du radar chez StG en avril et en juin dernier.

Soul Sides a déterré une vidéo d'Aretha Franklin - période pré-Atlantic, alors qu'elle végète chez Columbia en attendant de trouver sa réelle voie. Le morceau - "One Step Ahead" - est une de ces raretés que l'on ne trouve plus en 45, qui n'est sur aucun album officiel et que seuls quelques coffrets au prix relativement antipathique proposent. C'est aussi un des plus beaux moments de sa discographie. Et la source, comme O'Dub le note d'entrée, du mémorable "Ms. Fat Booty" de Mos Def.

September 08, 2006

Companeros Poetas


J'ai croisé le nom de Silvio Rodriguez dans un excellent billet de la Blogothèque sur José Gonzàles. Un excellent article non pas parce qu'il en rajoutait sur l'analyse du phénomène, non pas parce qu'il en rajoutait dans les hallelujahs qui semblent cerner la carrière naissante d'un bonhomme qui ne propose pourtant rien de proprement surprenant. Une excellente note en ce qu'elle donnait à voir comment ce bonhomme concevait sa musique. Alors, forcément, quand il mentionne le nom d'un obscur musicien cubain pour expliquer son jeu de guitare, à la fois si simple et si hypnotique, ma curiosité en berne a repris du poil de la bête ...

J'ai eu du mal à faire un choix, tant tout est beau. J'y entends bien plus qu'un guitariste virtuose. Bien plus. Companeros poetas, Enjoy...

Silvio Rodriguez :: Rabo de Nube
[from Rabo de Nube]

Silvio Rodriguez :: Playa Giron
[from Dias Y Flores: Song of the Nueva Trova Cubana]

Compay Segundo & Silvio Rodriguez :: Fidelidad
[from Duets]


Malheureusement, je ne parle pas un mot d'espagnol.

September 07, 2006

Fan de


Un rapide petit mot, en ces temps de surcharge de travail, de chat perdu, d'entorse de la cheville et de mariage de potes.

Fans de Tori Amos ou de Kate Bush, allez donc jetter une oreille à Dear Euphoria.

Fans de Joanna Newsome ou de harpe, allez donc lire ce que le gramophone dit de son nouvel album, "Ys".

Fans de Candi Staton, voyez l'Affreux, qui a eu le privilège d'approcher la dame et de la voir en concert.

Fans de Wolf Parade, rendez visite à Chryde, qui vous parle de leur chanteur à la voix de feu.

Fans d'America, chez l'ami Dumez, on vous emmène un peu plus loin que "A Horse With No Name".


Sur ce, la douleur étant une simple information, je vais tâcher de claudiquer jusqu'à la plus proche boulangerie.

August 25, 2006

Le vent nous portera ?

Après "Land & Freedom" et "Capitaines d'Avril", deux de mes films fétiches, je vais me ruer demain sur "Le vent se lève" et soigner mon addiction à ces films sur la révolte, sur ces hommes qui prennent les armes (troublante cérémonie confidentielle ce matin, aux abords de la Gare du Nord, de mémoire aux combattants des deux guerres ... j'ai beau ne pas porter les militaires dans mon coeur, c'est fou comme ces choses là m'émeuvent). Une addiction que j'ai également tenté de soulager récemment avec le troublant "V For Vendetta". Je suis très preneur de conseils en la matière. J'ai d'ailleurs lu quelque part que le patachon Michael Mann voulait adapter "Pour qui sonne le glas". Il veut pas laisser Walter Salles s'en charger ? Bref ...

A l'instar de ce jeune homme, je suis en effet en manque. En manque d'un petit quelque chose d'indicible. D'espoir politique ? Peut-être. D'une vision, en tout cas, c'est certain. Alors on se soigne comme on peut. En reniflant devant son écran, en enviant ces hommes d'action. A grands coups de technicolor, et avec ceci, cette belle chanson qu'il vous propose là.

Bon, c'est pas tout ça, mais je me suis lancé dans Moby Dick, et je repars sur les traces du léviathan. Le bonjour chez vous.

August 24, 2006

en attendant septembre

Petite revue de bonnes choses pour vos oreilles :

1. Il faut écouter Fionn Regan. Pour son prénom, pour sa voix frêle, pour son équilibre instable et nuancé. Pour ce que Sean en dit :
Just a boy with an acoustic guitar. Not a man: a boy. A lad. A kid. And it's a very subtle thing that makes a given boy-with-guitar a something-special. Something I can't quite put my finger on: something about character and wit and voice and lightness of touch. Something about, it seems to me, corduroy and jeans, bright apples, brick, pussywillows and the colour green. What separated Elliott Smith from ten thousand imitators? Dylan from ten million? It's hard to say.
But I kind of, like, genuinely think Fionn Regan might have it.

2. Jehro est français, mais il sonne comme un Jack Johnson sous influences métissées. Je crois qu'il a fait une apparition au festival Indétendances de Paris Plage. Alors que le ciel fait tout son possible pour nous faire croire que l'été est déjà fini, rien de tel que ses petites lignes mélodiques pour nous rappeler, tout simplement, que même les nuages ne sont pas éternels.

3. J'avais évidemment l'intention de faire un billet suite à la mort d'Arthur Lee. Interprétations Diverses s'en est bien chargé, même si je trouve les reprises de Love pas vraiment à la hauteur des originaux. Allons enfants aux oreilles fleuries, écoutons encore une fois "Forever Changes"...

4. Do you hate the capitalist system ?

August 23, 2006

An endless mid-nineties continuum

Attention, billet sans musique. La faute à mon disque dur, dont les vacances dans le sud-ouest s'éternise. Voici donc une partie de ce que j'ai eu envie d'écrire ici récemment, mais sans le son ...

Tombé par le plus grand des hasards sur "Throwing Copper" des vieux Live, j'avais l'intention d'en toucher deux mots. Grosse coincidence, le Gramophone pointait il y a quelques semaines sur un billet consacré à l'un des tubes de l'album, "Lightning Crashes" (je pense qu'en France on se souvient plutôt de "I Alone") :

A song so wonderfully earnest and overwrought and Alternative Rock that can only
exist in an endless mid-nineties continuum.

Comme l'auteur de ces lignes, je ne suis ni un grand fan de Live, ni de 1994 (surtout pas de 94 et de sa génération de producteurs aux oreilles colmatées avec du mastic) ni du college rock de radio de l'époque. Et pourtant, réécouter cet album m'a fait du bien. Allez savoir ...

Que de souvenirs de Live, du premier album de Weezer, du premier album de Green Day (oui, oui, Green Day, son "Basket Case" et son "When I come around" à l'époque où plutôt que de vendre des millions de disques, ils se battaient sur scène avec des bouteilles de bière) ... En y repensant, j'ai peut-être vraiment fait une crise d'adolescence en fait.


[Throwing Copper]
[Weezer]
[Dookie]

***

Corinne Bailey Rae est bouleversante. Oui, je sais, elle est en rotation constante sur Europe 2 (enfin, je ne le sais pas mais je m'en doute). Mais si on la compare beaucoup à Macy Gray, elle a une force que celle-ci n'a pas : son mélange de soul et de chanson pop mainstream ne laisse voir ni les grosses coutures ni l'ambition avérée de faire de l'argent et d'être invitée aux mêmes soirées que Puff Diddy. Si on la compare beaucoup à Eryka Badu, elle a une force que celle-là n'a pas : elle sait sourire. Et charmer. Si vous la rencontriez, vous sortiriez avec sa copine plus jolie qu'elle pour vous rendre compte quelques semaines plus tard de votre (grossière) erreur.

Surtout, alors que son album est un peu sur-produit, avec des arrangements et des textures parfois un peu lourdes, la voir en concert fut un moment de ravissement, d'émerveilement devant tant de sensibilité, de subtilité et oui ... d'intelligence. Comme lorsqu'elle - ancienne chanteuse de groupe de rock - se débarrasse des étiquettes en donnant une version jazzy du "Since I've been Loving You" du Zep, avec un brio qui confine à l'insolence.

June 22, 2006

Ma vie de garçon




Demain, j'enterre ma vie de garçon. Avec la horde.
J'ai un peu peur. J'ai assez hâte.

Shurik'n :: Les Miens
[from Où Je Vis]

TTC & Svinkels :: Association 2 Gens Normals
[from Quality Streetz vol 2]

May 22, 2006

[...

L'ORTF est en monde "hiatus à durée indéterminée" ... ]

Edit 30/05/06 : Je te fais le coup de la panne ?
J'en discutais tout à l'heure avec mes petits camarades de jeu : est-ce que vous me croyez vous si je vous dis que, à peu de choses près, je n'ai en ce moment absolument aucune envie musicale ? C'est comme si toute musique me cassait sévèrement les bonbons. J'ai passé tout mon trajet de métro ce matin à chercher sur mon iPod un truc que j'aurais envie d'écouter, sans succès... Pfff... Allez, après la bière et la musique, demain j'arrête la respiration. C'est trop convenu.

Edit 01/06/06 : Waltz me to the end of love
Besoin de conseils là : je cherche une valse originale, rapport à mon projet marital que j'ai dans plus très longtemps. Autant j'ai trouvé la musique de la cérémonie, autant je sèche sur comment ouvrir "le bal" ... Les seuls valses que je connaisse dans l'univers pop : "Sunken Waltz" de Calexico et "Waltz #2 (XO)" d'Elliot Smith. Pas vraiment des morceaux joyeux, en somme. Des idées ? Le premier qui répond "la musique d'amélie poulain elle est trop bien" sera sévèrement chatié.